Vente de la Louisiane
1803
L'événement en détail
La vente de la Louisiane (en anglais : Louisiana Purchase « l'achat de la Louisiane ») est la cession en 1803 par la France – alors dirigée par Napoléon Bonaparte, Premier Consul – de plus de 828 000 milles carrés (2 145 000 km2) de territoire aux États-Unis au prix de 3 cents l'acre, soit plus de 15 millions de dollars ou 80 millions de francs français au total.
Talleyrand, le marquis de Barbé-Marbois, Alexander Baring (Barings Bank) et Pierre César Labouchère (Hope & Co) sont les principaux acteurs impliqués dans la vente de la Louisiane aux États-Unis.
Ce territoire représente 22,3 % de la superficie actuelle des États-Unis (et 27,2 % des États-Unis contigus). En effet, la Louisiane coloniale comprend beaucoup plus de territoires que l'État actuel de Louisiane. Les territoires vendus incluent des parties situées à l'ouest du fleuve Mississippi dans l'Arkansas, le Missouri, l'Iowa, et le Minnesota actuels, des parties du Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Nebraska, des parties du Nouveau-Mexique, du Nord du Texas, l'Oklahoma, le Kansas, des portions du Montana, du Wyoming, et la partie du Colorado située à l'est des montagnes Rocheuses, des portions au sud des provinces canadiennes actuelles du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta situées dans le bassin fluvial de la rivière Missouri, et la Louisiane actuelle de part et d'autre du Mississippi, incluant la ville de La Nouvelle-Orléans. C'est un événement important de l'histoire des États-Unis puisqu'il marque le début de la conquête de l'Ouest.
Sa population totale, hors Amérindiens, est alors d'environ 60 000 habitants, dont la moitié de Noirs.
